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ACTES de la journee – reconnaissance, vulnérabilité, performativité.

 

 

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PRE PROGRAMME

DESIR DE RECONNAISSANCE : entre vulnérabilité et performativité

JEUDI 10 FEVRIER (Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, Bordeaux 3)

 

09H30 : Présentation de la journée (B. Bellebeau ; LNS Bordeaux3)

Président de la journée : Guillaume Leblanc (Bordeaux3)

09H45 : Monique David Menard (Paris VII)  « S’écarter des normes selon Michel Foucault et selon Judith Butler. Sur le concept de critique »

10H15 : Discussion

10H30 : Eric Macé (Bordeaux 2) « Reconnaissance des différences ou reconnaissance des différends ? »

11H00 : Discussion

11H15 : Fabienne Brugère (Bordeaux 3)  « Le monde du care »

11H45 : Discussion

12H00: Repas

14H00 : « RECONNAISSANCE PRECARITE ET EXCLUSION »

Brigitte Bellebeau (LNS Bordeaux 3) « A quelles conditions puis-je faire quelque chose de ce qui est fait de moi ? Une lecture du « récit de soi » de J. Butler »

Benoît Pain (LNS Bordeaux3) « Vulnérabilité, précarité : y a t-il une logique de reconnaissance ?»

Monica Cano (Université de Saragosse) « Reconnaissance et exclusion : armes à double tranchant »

Charlotte Prévot (Paris VIII) « La vulnérabilité à bras le corps »

14H45 : Discussion

15H00 : « MINORITES VISIBILITE ET DESIR DE RECONNAISSANCE »

Arnaud Alessandrin (Bordeaux 2) « La population Trans : entre (in)visibilité et autoreprésentation »

Laetitia Biscarrat (Bordeaux 3) « Le sujet féminin entre reconnaissance et vulnérabilité : illustrations médiatiques »

Yoann Lopez (Bordeaux 2) « Les Noirs de France : entre « race » et « ethnie » »

15H45 : Discussion

16H00 : Conclusion (B. Bellebeau ; LNS Bordeaux 3)


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AFFICHE

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Appel à communication

Le désir de reconnaissance,

entre vulnérabilité et performativité

 

Appel à Communication

 

 

 

La problématique de la reconnaissance  a resurgi à l’occasion d’une forte remise en question de la théorie de la justice procédurale d’inspiration économique (comme celle de J. Rawls). Comment se reconnaître comme des individus libres et égaux qui tissent la toile des relations économiques sur la base d’échanges volontairement admis, alors même qu’à côté de cette représentation aseptisée du réel, se jouent, dans les médias au quotidien, des mises en scène de la déshumanisation d’une partie de la population ? Quelle reconnaissance pour l’humain devenu irreprésentable, invisible, et sans voix ? Pour ceux qui n’existent que comme une masse informe, indistincte, sans individualité aucune ? Quelle reconnaissance pour des parias, des spectres, des hors cadres, hors champs, hors normes ?

A partir de là, s’installent les éléments pour qu’une lutte pour la reconnaissance en vienne à rassembler différentes revendications comme celles des minorités raciales, ethniques, sexuelles et plus largement toute forme de discrimination.

Qui sont les acteurs des luttes pour la reconnaissance et comment renversent-ils les « stigmates » trop souvent imposés aux populations invisibilisées, minoriséees ou caricaturées ? On peut penser à la fois au mouvement LGBT des « Gazolines » et, plus proche de nous, aux « journées sans immigrés ».

Cet élargissement de la question de la reconnaissance se traduit, peu à peu aussi, par un élargissement de la focale de lecture et des méthodes d’approche à tel point qu’aucun domaine de recherches ne semble a priori exclure la reconnaissance comme paradigme possible d’interprétation.

A la faveur de cette évolution récente, un large pan des recherches en sciences humaines – en sociologie particulièrement, comme en sciences politiques ou en philosophie, a été consacré à la question de la reconnaissance sous l’angle de ses relations avec le pouvoir ou avec la question plus foucaldienne de l’assujettissement.

Or, si un tel élargissement signe bien l’importance d’un concept susceptible de devenir paradigmatique, il reste pourtant à se demander ce que suppose et implique une telle démarche :

Est-ce parce que l’on admet antérieurement le concept de vulnérabilité comme particulièrement pertinent pour penser la condition humaine des minorités comme de l’homme assujetti aux normes en général que l’on en vient à considérer l’idée de reconnaissance comme le prisme sur lequel vient se heurter tout désir humain ? Est-ce  plutôt parce que la reconnaissance ne peut être pensée qu’à partir du désir, comme puissance d’agir, qu’il conviendrait de la mettre en balance avec le concept de performativité tel que Judith Butler l’utilise par exemple ?

Si nous sommes vulnérables là où nous désirons, c’est-à-dire précisément là où nous voudrions être reconnus, peut-on alors et à quelles conditions, transformer cette vulnérabilité en performativité ?

Dans quelle mesure les luttes pour la reconnaissance peuvent-elles rendre cette transformation efficiente ? Et que devient le sujet qui cherche à être reconnu dans ce combat qui n’est qu’en partie le sien ? Sur les moyens mobilisés, que ce soit le monde associatif ( Le Cran, Act-Up) ou bien l’univers médiatique (internet ou les chaînes spécialisées), nous pourrons nous demander quelles sont les répercussions, les effets de cette lutte pour la reconnaissance dans les divers espaces investis. Le sentiment de vulnérabilité se trouve t-il amoindri lorsque surgissent les stratégies individuelles ou collectives de visibilité ?

 

Poser le désir de reconnaissance entre d’une part la vulnérabilité et d’autre part la performativité, c’est d’emblée énoncer une thèse ouverte à la discussion : Ce n’est pas parce que le désir de reconnaissance rend vulnérable là  précisément où l’on désire, que cela fige les individus dans une position de dépendance dont il serait impossible de voir surgir une capacité de création pour le sujet. Dès lors, le désir d’être reconnu peut se penser à la fois comme désir d’être admis et respecté dans ce que l’on donne à voir et à exprimer, mais sans doute aussi comme désir d’être accepté comme celui ou celle qui change par le quitus à exister qui lui est ainsi conféré. C’est ainsi qu’il devient possible d’analyser par exemple quel est l’impact de ces micronarrations contrariantes (sur la race, le sexe, ou le genre),face à la myriade de grands récits qui les occulte, ouvrant alors la réflexion aussi bien aux post-colonial studies qu’aux subaltern-studies.

 

Du retournement du langage comme la désormais célèbre transformation du sens de « queer », à la question de la performativité corporelle, c’est bien de désir de reconnaissance qu’il s’agit. Et si la question butlérienne :  « Comment le désir pourrait-il être produit au-delà des normes de reconnaissance alors même qu’il demande à être reconnu à nouveau ? »[1] semble venir  nous hanter, c’est qu’il y a là matière à discuter beaucoup, d’autant plus que si l’on cherche à  défier les normes qui confèrent la reconnaissance, on prend le risque d’exposer son être même à la remise en cause. Entre vulnérabilité et performativité, telles sont donc bien les deux limites du balancier qui oscille au titre du désir de reconnaissance.

 

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Toute communication susceptible de prendre appui sur cette présentation est envisageable.

Aucun domaine de recherches n’est exclus. Seul sera demandé un angle de questionnement précis pour le titre de la communication.

Date limite pour répondre à l’appel à communication : Le Vendredi 5 novembre 2010

Contacts : b.bellebeau@free.fr; arnaud.alessandrin@gmail.com

 


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